OBJECTIF : LA PAIX COMMUNAUTAIRE

Depuis la création de la liste Union des Francophones à Drogenbos en 2006, les habitants de notre commune ont élu un échevin UF et cinq conseillers communaux UF, ainsi que la majorité du conseil du CPAS, et sa Présidence, soit cinq conseillers. Minoritaires à la commune et majoritaires au CPAS, les élus UF ont toujours participé à la gestion communale avec la volonté de rechercher la paix communautaire. Ils considèrent en outre la diversité culturelle comme une richesse qui doit être préservée.

PROTÉGER NOS FACILITÉS LINGUISTIQUES

Les partis francophones de l’Union souhaitent non seulement poursuivre une alliance qui rencontre les vœux d’une large fraction des habitants, mais également renforcer leur cohésion face aux menaces prononcées régulièrement par la plupart des partis politiques flamands qui visent à réduire le statut des facilités ainsi que d’affaiblir les diverses protections légales dont disposent les  francophones.

Or, c’est grâce à ces facilités et protections légales que l’équilibre des sensibilités communautaires dans notre commune a pu être maintenu jusqu’à ce jour.

DES ENGAGEMENTS FORTS, LE RESPECT DES LOIS

LEUR OBJECTIF : AFFAIBLIR NOS ACQUIS ET LES DROITS DES CITOYENS

 

Les partis de l’Union déplorent les manœuvres des autorités flamandes visant à réduire l’exercice de certains de ces droits. Ils estiment que cette volonté des autorités flamandes s’exprime entre autre par la mise en œuvre des circulaires (Peeters, Martens, Keulen, …), mais également par le blocage de fait des subsidiations aux associations culturelles, sociales, sportives francophones par la Communauté flamande et/ou ses pouvoirs subordonnés.

Nous déplorons également la volonté des autorités flamandes que l’enseignement maternel et primaire francophone soit exclusivement encadré et contrôlé par les autorités flamandes et ce, malgré les accords existants depuis 1971 et l’arrêt de la Cour constitutionnelle du 28 octobre 2010.

L’Union déplore également les restrictions de l’accès au logement et à la propriété immobilière en région flamande, par rapport à laquelle les francophones éprouvent des difficultés et limitations de plus en plus importantes. 

RESPECTER NOTRE CONSTITUTION ET LA JURISPRUDENCE

 

L’Union des Francophones tient à rappeler le principe de la liberté linguistique contenu dans l’article 30 de la Constitution et à respecter le droit reconnu aux conseillers communaux par l’arrêt du 10 mars 1998 de la Cour constitutionnelle (appelée à l’époque Cour d’Arbitrage) d’utiliser la langue française pour s’exprimer lors des débats des conseils communaux. Les partis de l’UF rappellent également le caractère permanent et irrévocable des facilités linguistiques inscrites dans la Constitution. 

Les partis de l’Union regrettent que dans le contexte des négociations institutionnelles, l’accord présenté le 11 octobre 2011 et voté à la majorité spéciale par le Parlement le 13 juillet 2012 n’ait pu aboutir au rattachement de Drogenbos à la Région bilingue de Bruxelles.

Ce rattachement aurait apporté la solution la plus cohérente garantissant à chaque habitant de Drogenbos le droit de vivre sa culture dans un contexte sans contrainte et l’exercice sans réserve de leurs droits.

L’EUROPE CONTINUE D’INTERVENIR ET S’INQUIÈTE POUR NOTRE DÉMOCRATIE

 

L’Union des Francophones soutient et demande l’application pleine, entière et sans réserve de la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales et la mise en œuvre des résolutions et recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (résolution 1301 du 26 septembre 2002).

“PÉRIPHÉRIE: LES DROITS DES FRANCOPHONES TOUJOURS PAS RESPECTÉS” (LE SOIR, 17 octobre 2017 – Bernard Demonty)

Après une mission à Bruxelles, les experts du Conseil de l’Europe ont rendu leur rapport. Ils accusent le gouvernement flamand de « non-respect de la démocratie locale ».

“LES FRANCOPHONES RELÉGUÉS AU SECOND PLAN”

 

Le Conseil de l’Europe (CdE) laisse peu de place au doute : (…) : la démocratie locale n’est pas respectée. Le CdE émet des préoccupations sur l’impossibilité, pour les citoyens francophones des communes à facilités, de s’exprimer en français au conseil communal et dans les autres organes décisionnels locaux, les débats se déroulant exclusivement en néerlandais. Une situation déjà constatée et condamnée par le Conseil de l’Europe en 2008. Après le nouveau coup de sonde en 2017, les experts affirment : « Les autorités flamandes n’ont, semble-t-il, fait que peu de chose de manière à améliorer, promouvoir, faciliter ou soutenir la participation de la population francophone aux activités quotidiennes des divers organes des communes périphériques ».

APPEL À LA FÉDÉRATION WALLONIE BRUXELLES 

L’Union des Francophones réitère son appel à la Fédération Wallonie-Bruxelles à négocier un accord de coopération permettant à cette Fédération de gérer dans sa totalité l’enseignement maternel et primaire francophone situé en région flamande ainsi que l’accueil en français de la petite enfance dans les communes à facilités. 

L’Union demande également à ce qu’il soit possible de donner aux associations culturelles, sportives et citoyennes située en région flamande et qui le désirent, une subsidiation directe de la Communauté francophone – Fédération Wallonie Bruxelles (FWB).

DÉFENDONS ENSEMBLE NOS DROITS ET ACQUIS !