octobre 08 2018 0Commentaires

Le rachat d’une partie du domaine Rey-Calmeyn au nom de l’utilité publique et de l’intérêt général.

Suite à l’article de la RTBF publié ce jour, l’UF confirme étudier le rachat par la commune de Drogenbos d’une partie du domaine Calmeyn, fermé à la population. Tel qu’explicité dans son programme, l’UF souhaite entamer des négociations visant au rachat de plusieurs hectares du domaine Rey-Calmeyn afin de l’ouvrir à la population au nom de l’intérêt général et également en raison de la densité de population de Drogenbos, toujours plus importante, particulièrement au regard des expropriations planifiées d’habitants afin de construire le complexe immobilier du “Nouveau centre” et en conséquence de l’absence d’espaces verts et de sociabilisation suffisants pour les Drogenbossois.

 

Des précédents à Uccle, Forest et Beersel

De nombreux domaines ont été cédés au domaine public communal ou provincial pour différentes raisons dans le passé : il n’y aurait pas de raison particulière que Drogenbos fasse exception à la règle, en particulier lorsque les besoins et la qualité de vie de la population ne sont plus satisfaits.

En effet, prenons par exemple le parc Duden à Forest (24 hectares) dont Guillaume Duden, légua son domaine au début du siècle passé avec la très altruiste condition que son domaine devienne un parc public, ce qui fut le cas dès 1912. Egalement, le château du Wolvendael et son domaine (18 hectares) furent vendus par le baron Janssen en 1921 à la commune d’Uccle afin de le rendre public. Autre exemple et non des moindres : le château-fort de Beersel, autrefois propriété du duc d’Arenberg, fut offert en 1928 par la famille de Mérode-de Grunne à la « Ligue des Amis du Château de Beersel » qui le rendit accessible au public, désormais propriété de la commune de Beersel, centre d’activités et musée.

Pourquoi pas une partie du domaine Rey-Calmeyn ?

Le domaine Rey-Calmeyn est actuellement constitué de 50 à 110 hectares (aucun chiffre officiel connu concernant la totalité du domaine) en pleine agglomération bruxelloise, dont 20 à situés sur le territoire communal de Drogenbos, en plein centre communal, là où la densité de population est pourtant la plus concentrée de toute la commune et qui compte près de 3000 habitants, soit près de la moitié des habitants de Drogenbos. Si toutefois les négociations aboutissent et qu’une partie de la propriété du domaine est négocié vers la commune de Drogenbos moyennant rachat auprès des propriétaires du terrain –, le domaine pourrait faire office de jonction de presque tous les quartiers de la commune tant du centre que périphériques. Ce domaine, transformé en parc public communal sera en effet l’espace vert d’ampleur qui permettra de diminuer l’urbanisation croissante de la commune, à l’instar d’autres communes urbaines. De plus, dans toute la région, la plupart des domaines de ce type a d’ores et déjà été transféré à l’utilité publique en raison, notamment, du développement important des villes et agglomérations.

Quelle est la situation de Drogenbos ?

Une mesure dans l’intérêt général.

A l’heure de la construction du quartier du « nouveau centre » voulu à tout prix par la majorité du bourgmestre actuel, ne dotant ce « nouveau centre » que d’un minuscule espace vert de 33 ares (0,33 hectare) clairement insuffisant pour les 5700 à 6000 habitants, riverains et visiteurs, l’Union des partis Francophones de Drogenbos (UF) estime qu’il est temps de faire table rase de tous les tabous relatifs au domaine Rey-Calmeyn et de préférer favoriser l’intérêt général public et les habitants, qu’exclusivement celui de la famille du bourgmestre Calmeyn, domaine qui ne constitue plus la résidence principale de la famille.